Un hydrogène produit à partir d'eau de mer
Un catalyseur spécifique moins énergivore mis au point
Un coût de production similaire à celui des combustibles fossiles
L'hydrogène est régulièrement présenté comme une source d'énergie propre qui permettrait de répondre aux besoins de secteurs qui peinent aujourd'hui à réaliser leur transition énergétique. Le problème est qu'aujourd'hui la production d'hydrogène repose majoritairement sur des combustibles fossiles qui émettent d'importants niveaux de gaz à effet de serre.
L'hydrogène bas carbone, qui s'obtient par électrolyse de l'eau, présente quant à lui de sérieuses limites en raison de son coût de production élevé, de l'énergie nécessaire au fonctionnement des catalyseurs et de sa consommation élevée d'eau douce. Si sur le papier l'hydrogène est prometteur, il ne parvient pas aujourd'hui à tenir ses promesses à tous les niveaux.
Mais les choses pourraient changer, car un groupe de chercheurs de la RMIT University de Melbourne, en Australie, a mis au point une nouvelle méthode de production plus rentable et plus économe en ressources.
Alors que l'utilisation d'eau de mer a jusqu'ici été rejetée en raison de la désalinisation qui implique elle aussi une forte consommation énergétique, l'équipe du RMIT a mis au point un nouveau catalyseur capable de fonctionner avec de l'eau salée.
Ce dernier présente de nombreux avantages économiques et écologiques puisqu'en plus des résultats prometteurs en termes d'efficacité, ce catalyseur coûte peu cher à produire, fonctionne à température ambiante et ne demande que peu d'énergie. Tous les ingrédients pour permettre une production à grande échelle.
Selon le chercheur Nasir Mahmood, le catalyseur permet de réduire suffisamment le coût de l'électrolyse d'eau de mer pour répondre aux objectifs fixés par le gouvernement australien, à savoir atteindre le même coût de production que pour l'hydrogène issu des combustibles fossiles.
Les chercheurs ont désormais entamé une nouvelle phase en se rapprochant d'industriels pour développer un prototype de démonstration qui permettra de valider, ou non, l'application à grande échelle.
Commentaires
Un beau jour, à tous ceux qui se sont précipités sur des véhicules électriques, on leur dira : « euh non, finalement ce sera de l’hydrogène. ».
26-02-2023 09:12Tout cela pour dire que l’Europe a pris des mesures radicales, sans savoir par quoi il sera possible et économiquement raisonnable de remplacer les moteurs thermiques actuels.
Super!
26-02-2023 10:01Une solution à la montée du niveau de la mer .
« réduire suffisamment le coût de l'électrolyse d'eau de mer pour répondre aux objectifs fixés par le gouvernement australien, à savoir atteindre le même coût de production que pour l'hydrogène issu des combustibles fossiles »
26-02-2023 10:58Voilà la faille, sachant que l’hydrogène issu des combustibles fossiles est hors de prix.
En gros ce ne sera pas plus cher que la solution bien trop chère.
L'hydrogène doit servir principalement de réservoir à énergie de grand volume pour lisser la production électrique de la grille. Donc aucune incompatibilité avec le fait de rouler en électrique, le réseau électrique est plus efficace pour la distribution que ne le serait des camions d'hydrogènes pour aller alimenter des stations.
26-02-2023 23:14Sauf que l'installation d'un maillage de distribution électrique pour recharger des véhicules électriques avec des accus polluants pour la planète va coûter une fortune, nécessite un temps énorme, ne pourra pas être présent partout, regarde déjà avec internet qui n'est pas présent sur tout le territoire Français en 2023!
27-02-2023 10:27Alors que des stations de recharge d'hydrogène ne nécessite pas un coût et un délai aussi long de mise en place que l'électrique dans toute la France qui pour être efficace prendrait des dizaines et des dizaines d'années.
Aussi l'électrique doit se cantonner à la ville avec sa faible autonomie et ses coûts d'installation énormes dont on cache le montant alloué constamment par des subventions de l'Etat à gogo au détriment de l'hydrogène plus propre et plus vertueuse pour la planète.
La France doit saisir sa chance et doit être parmi les premiers pays du monde à commercialiser des véhicules propres à l'hydrogène et ne pas subir les pressions économiques des Etats-Unis impérialistes qui veulent imposer leur dictat au monde entier depuis des décennies !
Depuis longtemps certains se sont enrichis en dormant en s'appuyant sur les revenus colossaux des énergies fossiles sans réellement investir dans des technologies "plus propres". Après des décennies d'immobilisme, il faut agir dans l'urgence, ce qui n'est jamais bon, l'électrique et / ou l'hydrogène sera peut-être l'énergie de demain ( ce n'est pas du tout le cas aujourd'hui) mais ce n'est pas certain du tout, mais pour trouver des solutions, il faut chercher avec le risque d'échec que cela suppose, et dans l'urgence avancer à l'aveugle avec les interrogations, les doutes et les défiances que cela supposent est problématique.
27-02-2023 15:20Donc si j'ai bien compris :
travailler avant que la filière ne devienne opérationnelle.

27-02-2023 17:121/ On utilise de l'énergie (produite d'une manière que l'on peut espérer aussi peu polluante que possible).
2/ Avec cette énergie on fabrique de l'hydrogène. Celui-ci servant à stocker ladite énergie.
3/ Energie que l'on récupère ultérieurement en fixe pour pallier les manques des énergies intermittentes. Ou sur des engins mobiles (avec toutes les contraintes inhérentes au stockage de l'hydrogène).
Sachant que forcément il y aura des pertes de rendement à tous les niveaux, je me demande combien d'énergie sera restituée en bout de chaîne par rapport à ce qui aura été mis initialement à l'autre bout ?
Attention. Il ne sera pas ici question de rendements obtenus en laboratoire. Mais de ce qui ressortira d'une exploitation industrielle réelle (donc nécessairement avec là encore une rendement plus faible que pour une expérience de laboratoire).
Et tout à fait en passant, puisque l'on évoque l'eau de mer : j'avais eu il y a bien longtemps un client qui fabriquait des usines de dessalinisation. Au vu des problèmes de corrosion qu'il évoquait, cela risque d'être un autre "léger" problème "tout à fait annexe"...
Re
Traitez-moi de pessimiste si cela vous amuse. Mais je pense qu'il va falloir "un peu"
Et si la solution pour "réguler" les énergies intermittentes est uniquement l'hydrogène, je vous prédis que les coûts de l'électricité n'ont pas fini de grimper !
Je crois que l'on pourrait appeler ce projet "
sortir" pardon "revenir à fond dans le nucléaire" ?Pour résumé: Sachant que :

27-02-2023 18:42- il faudrait sortir des énergies fossiles pour éviter réchauffement climatique
- que concernant énergie nucléaire et en mettant de coté accidents qui pourraient survenir, il faut des centaines d années pour refroidir les déchets en renouvelant eau froide régulièrement !
- que l énergie apportée par hydrogène reste encore au niveau de la recherche et n est pas sans inconvénients !
Quelles autres solutions ??!!
le problème quand une énergie n'est pas chère on la gaspille, c'est vrai aux Etats Unis, dans les Pays du Golfe.
27-02-2023 18:56Donc je ne souhaite pas que l'hydrogène issu de la mer soit trop économique car je pense que la mer est assez outragée et saccagée comme ça.
Car tout revient à la mer, métaux lourds, pesticides, plastiques et bien entendu je ne parle me pas de la surpêche.
Si la ressource est abondante et moyennement chère cela n'incite pas à faire de la recherche car une vie d'homme est plus courte qu'un écosystème qui lui met très longtemps à s'autoréguler.
Le gars qui s'en fout plein les fouilles vit au jour le jour et se fiche pas mal de ce se passera dans 50 pu 100 ans.
"Après moi le déluge " aurait dit le roi Louis XV sur son lit de mort, on connait la suite.
Ni bien, ni mal, il faudra jouer avec les trois, le fossile, le nucléaire et l'énergie verte pour rester en équilibre.
L'atome d'hydrogène étant des plus fins et volatiles qui soit, et devant-il être stocké à des pressions de plusieurs centaines de bars, on est pas prêts de voir des stations H2 à tous les coins de rues
Pour l'autonomie, à moins d'un navire équipé d'une station de catalyse, on ne peut guère faire pire.
Ce qui n'empêche pas les subventions publiques, loin de là [www.caradisiac.com] 27-02-2023 22:26
en tout état de cause cela reste de l'hydrogène produit à l'aide de l'électrolyse de l'eau. La différence qu'il ne sera plus nécessaire de dessaler l'eau de mer avant électrolyse avec l'invention de ce catalyseur. Le coût est déterminé par le prix de l'énergie qui compose 60 à 80 % du prix du kilo d'hydrogène.
28-02-2023 13:08Comme cela devrait rester une électrolyse classique il n'y a donc que le coût du catalyseur qui fait la différence.